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ateliers ecriture 2014/2015 CAUCADE

Après avoir été au yoga et flemmardé sur la plage en lisant Nina de Zola, j’allai rejoindre Nicolas en vespa. Je me sentais à mon avantage avec ma jupe ultra courte et mon pull en angora couleur fuchsia.Nous devions aller boire une vodka ou une sangria dans un bar à tapas avec son papa thomas et sa copine Valeria . Puis nous irions manger une paëlla ou une pizza (j’espérais bien dans ce cas, qu’il n’oublierait pas, comme à son habitude, sa carte visa ! ma paranoïa me prend pensai-je). Ensuite, nous irions au cinéma ou regarderions Ushuaïa à la maison, en pyjama en fumant un joint de marijuana. Et après, après !!!

Soudain, mon scooter dérapa sur des gravats et chuta. Mon épaule se déboîta, mon tibia se cassa, ma tête cogna le sol et je sombrai dans le coma. Enfin c’est ce qu’on me raconta trois mois après. Quant à Nicolas, il fuga avec Amelia, ma meilleure amie. Ils seraient aux Pays bas .

Moi j’ai acheté une nouvelle vespa, je refais du yoga et vais lire sur la plage le dernier roman de Bergsvenn Birgisson « lettre à Helga » des éditions Zulma.

 

 

REPAS PARTAGÉ PAR UN/UNE BOULIMIQUE ET UN/UNE ANOREXIQUE (CHACUN/E IGNORANT LE PROBLEME DE L’AUTRE)

 

Isabelle et Veronique s’étaient donné rendez-vous au restaurant « la bonne fourchette » pour faire plus ample connaissance. Elles travaillaient au même collège mais avaient peu d’occasions de se rencontrer du fait qu’Isabelle ne fréquentait pas la cantine du bahut ce qui avait toujours étonné Veronique qui ne pouvait sauter de repas sans mourir de faim.
On leur présenta à chacune le menu. Veronique en salivait à l’avance. Elle opta pour :

  • des huîtres
  • un coq au vin avec ses frites
  • une salade
  • un fromage
  • une bûche norvégienneLe serveur vint prendre leur commande. Il nota celle de Veronique en la félicitant de son choix.Et pour vous Madame demanda-t-il se tournant vers Isabelle :- pour moi des carottes râpées et une mandarine.

Une certaine gêne s’installa. On apporta les carottes râpées et les huîtres. Elles finirent leur plat en même temps. Intérieurement et simultanément elles pensèrent : ce n’est pas étonnant qu’elle soit si grosse, qu’elle soit si maigre
Puis Veronique s’attaqua au coq au vin , s’aidant de ses mains; Isabelle ne pipait mot et baissait la tête., elle était blanche comme un linge. Soudain elle se leva, s’excusa prétextant un malaise et partit. Elle se reprocha de ne pas avoir dit à Veronique qu’elle était anoxerique. D’habitude elle n’allait jamais au restaurant mais elle trouvait Veronique très sympathique et avait eu envie de mieux la connaître.

Quant à Veronique elle ne laissa aucune miette dans son assiette.

 

 

« dialogue de deux œuvres littéraires :

- Anna, Anna !

  • oui ! Qui m’appelle ?
  • C’est la première gorgée de bière
  • Et toi quel est ton nom de famille ?
  • Karenine
  • Es-tu de la famille de Tolstoï ?
  • Oui c’est lui qui m’a donné vie
  • tu es donc Russe ?
  • Oui bien sûr ! Et toi quel est ton géniteur ?
  • Philippe Delerme !dis-moi t’a-t-il donné une belle vie ?
  • Oh j’ai connu un grand chagrin d’amour ! Et toi ?
  • J’ai trop bu, je suis un peu alcoolo ! Comment ont fini tes peines de cœur ?
  • Brutalement sous un train !
  • Dommage que nous ne nous soyons pas connus ! On aurait pris ensemble quelques verres de bière !
  • quel goût çà a ?
  • je ne saurais te dire, c’est rafraîchissant. C’est fait avec des graines de céréales germées et quand on remplit un verre il se forme de la mousse qui nous fait des moustaches blanches quand on boit !
  • Dommage ! Si j’en avais bu un ou deux verres, je ne me serais peut-être pas jetée sous le train !
  • Peut-être mais tu sais rien n’est sûr. En tous les cas quand je prendrai le train je penserai à toi
  • Cette conversation m’a donné soif et je ne peux plus parler j’ai la gorge desséchée !
  • Pauvre Anna ! Console-toi et dis-toi que tôt ou tard je te rejoindrai. Adieu Anna ! Mon train arrive et il ne faut pas que je le rate j’ai rendez-vous avec mon éditeur.
  • ———————————–Imaginer la personnalité de la personne portant le prénom choisi

Mes parents m’ont appelé Marc-Aurèle. Parfois en me cajolant, quand j’étais enfant ,ils me susurraient « notre petit empereur ».
Je les trouve « barjots » comme Brigitte d’ailleurs. Ma mère, depuis la manif d’octobre,a adopté sa coiffure. Elle aurait aimé, dit-elle, si nous avions habité Paris, défiler à ses côtés.
Je ne vous ai pas tout dit ! Notre nom de famille est Dupont ! Vous imaginez Marc-Aurèle Dupont !

Quand je leur demande pourquoi ils m’ont donné ce prénom, Papa me précise qu’il a étudié, pendant sa scolarité, les écrits en latin de l’empereur Marc-Aurèle ; qu’il les avait beaucoup aimés ; qu’il avait espéré que je le prendrai comme modèle. Quand je vous dis qu’ils sont barjots !

Je suis cantonnier ! Un cantonnier qui s’appelle Marc-Aurèle n’est-ce-pas classe !!!

 

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